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vendredi 22 juin 2018
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Parcours scolaire du primaire et du secondaire et plus... Brigitte témoigne (57 ans)

Auteur : APF Ecoute Infos |  14838 visites | En ligne : 16 avril 2012

Vous pouvez aussi répondre au questionnaire-témoignage sur "Parcours scolaire du primaire et du secondaire" si vous le souhaitez. Vos réponses peuvent aider d’autres personnes.

Un questionnaire aussi sur : "Mon parcours lors de mes études supérieures

Je suis  : Une femme
Je m’appelle (prénom fictif) : Brigitte
Votre âge ?  : 57 ans

A l’école primaire

Quel type d’école ? (choix multiple) : École ordinaire

Comment c’est déroulé votre parcours scolaire ?

Racontez-nous votre parcours :
Très pénible. Pour être scolarisée en dernière année de maternelle, je devais savoir lacer mes chaussures et ma mère m’a entraînée à le faire. J’ai été scolarisée en milieu ordinaire, sans aucune aide humaine ou technique alors que j’avais beaucoup de difficultés à écrire à cause des mouvements involontaires et des crampes. Les instit et les profs étaient souvent méchants, se moquaient de moi, ne faisaient aucun efforts pour m’encourager. Au contraire, certains en primaire jusqu’à la fac me mettaient des notes inférieures aux autres élèves de même niveau pour, soi-disant, m’inciter à travailler davantage pour compenser intellectuellement mon handicap physique.

Avez-vous bénéficié d’une aide ? : Malheureusement non (voir pus haut).

Pourquoi ?
A l’époque, il n’y avait pas d’AVS, j’arrivais laborieusement à compenser par d’innombrables astuces. Mes parents et moi-même étions stigmatisés, j’avais honte et n’osais me plaindre des maltraitances à mes parents. Au collège, on m’a envoyé voir un psy au CMPP. Il me demandait de dessiner alors que les tremblements, les mouvements anormaux et les douleurs ne pouvaient me permettre que de faire toujours le même dessin pour avoir la paix : une maison. J’ai rapidement demandé à arrêter. Mes parents m’ont conduites les samedis chez une relaxologue qui me laissait seule allongée sur un lit : j’en ai eu vite assez car ça ne servait à rien et je préférais jouer avec mes copines. Je suis aussi allée à l’hôpital de Garches mais les médecins ont vite conclu que ça ne servait à rien.

Vos contacts avec les autres

Les profs, les ami(e)s, votre intégration ? :
Je ne me suis sentie à peu près à ma place qu’à la fac. Les profs (à part un ou 2) étaient plus attentifs à mes capacités intellectuelles qu’à mon handicap. Mes ami(e)s n’ont jamais fait de différence, ils étaient toujours près à m’aider si j’osais demander de l’aide. Par contre mes parents, conseillés par les profs, n’ont pas fait de démarches COTOREP. Je devais toujours prouver à mes supérieurs hiérarchiques que ce n’était pas parce que j’étais handicapée physique que j’étais handicapée mentale ou intellectuelle. J’ai toujours eu beaucoup de difficultés à obtenir des aides techniques : machines à écrire, tout au long de ma carrière soit dans des tribunaux, soit au ministère de la justice. Seul un greffier en chef m’a aidé.
Aucune aide pour passer des concours : j’avais obtenu l’autorisation d’utiliser une machine à écrire mais pas d’aide humaine et je devais l’apporter dans le centre d’examen. Or comme je n’ai pas eu le droit de passer mon permis de conduire pour raison médicale, difficile de transporter une machine à écrire...

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce sujet ? :
Oui, je travaillais dans un tribunal en banlieue parisienne. Mes collègues et mes supérieurs hiérarchiques me poussaient à passer des concours afin de percevoir un salaire plus élevé, correspondant aux fonctions que j’exerçais.
Mon écriture étant inesthétique et assez difficile à déchiffrer, je pouvais demander l’autorisation de bénéficier d’une aide afin d’effectuer les épreuves (rédaction, questions de culture général et arithmétique) en fournissant un certificat médical. Le ministère de la justice, mon employeur, a accepté ma demande à condition que j’apporte moi même une machine a écrire mécanique ou électrique mais sans écran. J’ai eu beaucoup de mal à trouver une telle machine en état de marche car les tribunaux ayant été informatisés, le ministère avait récupéré les machines à écrire.
La machine qu’une amie m’avait prêtée était trop lourde pour que je puisse la transporter dans le RER et le métro. Mon mari avait prévu de m’accompagner, mais un impératif professionnel l’en a empêché au dernier moment.
Par ailleurs, mon mari m’avait poussé à passer le permis de conduire : je m’étais entraînée sur les petits chemins de campagne, j’avais commencé à prendre des cours de code et avais eu l’avis favorable d’un neurologue désigné par la préfecture à condition d’effectuer des aménagement dans le véhicule ; mais la préfecture a refusé.
Certaines démarches sont si compliquées et laborieuses quand les petites astuces ne permettent plus de surmonter les difficultés physiques alors qu’on se sent capable intellectuellement et mentalement de déplacer des montagnes...

Qu’avez-vous envie d’ajouter ? :
J’ai plus souvent eu l’impression qu’on m’enfonçait. Heureusement j’ai eu la chance de travailler avec des collègues qui m’aimaient beaucoup grâce à mon humour et ma disponibilité. On s’entraidait mutuellement. Il m’arrive de déprimer car je n’ai jamais pu bénéficier d’un salaire correspondant au travail que j’effectuais, n’ayant jamais eu droit à l’aide légale prévue alors que je travaillais au ministère de la Justice. J’étais notée comme une excellente fonctionnaire "normale" mais aucune promotion malgré les propositions de mes chefs de service.

Dans le secondaire

Quel type d’école ? : École ordinaire

Comment c’est déroulé votre parcours dans le secondaire ?

Racontez-nous votre parcours, vos choix :
Je suis entrée au lycée dès la 6ème car considérée comme très intelligente, puis Bac général mais les enseignants choisissaient à ma place ? C’était assez courant à l’époque. Je souffrais d’un manque total de confiance en moi car mon handicap me complexait.

Quels diplômes avez-vous préparés ? :
Bac général.

Vos contacts avec les autres

Les profs, les ami(e)s, votre intégration ? :
Pénibles et décourageant avec les profs.

Nous vous remercions de votre témoignage Brigitte.

 

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